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Vendre son savon en France : le guide légal complet

Cadre légal complet pour vendre du savon en France : ANSM, DIP, CPNP, BPF, étiquetage INCI, statut juridique, coûts. PDF 28 pages à jour 2026.

  • Avant de se lancer : statut et postures
  • Le cadre réglementaire en cinq actes
  • Étape 1 — Déclaration d'établissement ANSM
  • Étape 2 — Le DIP, votre dossier produit

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Sommaire détaillé

Ce que vous trouverez à l'intérieur

Aperçu du sommaire — chaque section est conçue pour être actionnable dès la première lecture.

  1. Avant de se lancer : statut et postures
  2. Le cadre réglementaire en cinq actes
  3. Étape 1 — Déclaration d'établissement ANSM
  4. Étape 2 — Le DIP, votre dossier produit
  5. Étape 3 — Évaluateur de la sécurité
  6. Étape 4 — Notification CPNP
  7. Étape 5 — Étiquetage conforme
  8. Statut juridique, fiscalité et assurance
  9. Combien ça coûte vraiment (et combien on gagne)
  10. Les six erreurs qui font tomber

Pourquoi télécharger ce guide ?

  • Calculé, testé, photographié

    Chaque recette du PDF a été calculée au calculateur SAP, fabriquée en atelier, et photographiée à J+1, J+30 et J+90 avant publication.

  • Sources institutionnelles

    Aucune affirmation sans source vérifiable. ANSM, ANSES, INRS, savonneries certifiées Cosmos — citées en bas de chaque chapitre.

  • Sans spam, désinscription en 1 clic

    Vous recevez le PDF en moins d'une minute, puis une recette par mois maximum. Désinscription en un clic, sans question.

Avant de se lancer : statut et postures

Vendre un savon artisanal en France, même un seul, même à un voisin, vous rend juridiquement responsable d’un produit cosmétique au sens du Règlement européen 1223/2009. Cette responsabilité couvre la sécurité du produit, sa traçabilité, son étiquetage, et l’identification de la personne responsable en cas d’incident.

Ce guide n’est pas un avis juridique personnalisé. Il décrit le cadre réglementaire applicable à la mise sur le marché française au 1er mai 2026 et donne les démarches concrètes pour vous mettre en conformité. Pour une analyse de votre cas précis (par exemple si vous vendez aussi à l’international), consultez un évaluateur de la sécurité ou un avocat spécialisé en droit cosmétique.

Trois postures possibles

Avant de plonger dans les démarches, identifiez votre intention. Le coût et la complexité ne sont pas les mêmes.

PostureVolume annuelDémarches requisesCoût initial typique
Vente occasionnelle (marchés, voisinage)moins de 500 unitésToutes : DIP, ANSM, CPNP, BPF allégées1 500 à 3 000 €
Activité accessoire (boutique en ligne, complément salaire)500 à 5 000Toutes + assurance RC pro renforcée2 500 à 5 000 €
Activité principale (savonnerie pro à temps plein)plus de 5 000Toutes + ERP atelier + traçabilité ISO-like8 000 à 25 000 €

La règle est simple : dès le premier savon vendu, le cadre s’applique en intégralité. Le statut “petit volume” ne dispense d’aucune obligation, il diminue seulement l’investissement matériel (atelier maison vs ERP dédié).

Ce que ce guide ne couvre pas

  • Le savon vendu hors France (chaque pays UE a un évaluateur agréé local à désigner)
  • Les produits cosmétiques autres que savons (crèmes, baumes, déodorants — règles similaires mais des spécificités s’appliquent)
  • Le savon noir au sens “saponification au potassium” (les démarches sont identiques mais certains points évaluation diffèrent)
  • L’export hors UE (chaque pays a sa réglementation : États-Unis FDA, Suisse, Royaume-Uni post-Brexit)

Le cadre réglementaire en cinq actes

La vente d’un savon cosmétique en France s’appuie sur cinq piliers réglementaires complémentaires. Pour vendre légalement, vous devez avoir validé les cinq.

Acte I — Établissement déclaré à l’ANSM

L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) tient le registre des établissements de fabrication, conditionnement ou importation de produits cosmétiques sur le territoire français. Sans déclaration, vous ne pouvez légalement pas fabriquer pour vendre.

Acte II — DIP pour chaque formule

Le Dossier d’Information Produit (DIP) est l’équivalent d’une fiche technique réglementaire complète : composition exacte, méthode de fabrication, évaluation de la sécurité, stabilité, tests microbiologiques. Un DIP par recette commercialisée.

Acte III — Évaluation de la sécurité

Un évaluateur de la sécurité, titulaire d’un diplôme reconnu par le Règlement 1223/2009 (médecine, pharmacie, toxicologie ou équivalent), signe physiquement l’évaluation de chacune de vos formules. Sans signature, le DIP n’est pas valable.

Acte IV — Notification CPNP

Le CPNP (Cosmetic Products Notification Portal) est le portail européen unique où vous déclarez chaque produit cosmétique avant sa mise sur le marché. La notification est gratuite mais obligatoire — son absence rend le produit illégal à la vente.

Acte V — Étiquetage conforme

L’étiquette doit comporter une dizaine de mentions obligatoires (nom, INCI, contenance, lot, DLU/PAO, personne responsable, précautions, fonction) dans un format lisible. Une étiquette non conforme = produit retiré de la vente et amende.

Étape 1 — Déclaration d’établissement ANSM

Cette déclaration est gratuite et se fait en ligne sur le portail de l’ANSM.

Documents à préparer

  • Carte d’identité ou Kbis si société
  • Adresse précise de l’atelier (votre cuisine compte comme atelier si vous y fabriquez, et doit être déclarée comme telle)
  • Description des activités (fabrication, conditionnement, importation)
  • Identification du responsable qualité (vous, si solo)

Procédure

Connectez-vous sur le portail e-saturne de l’ANSM, créez votre compte, remplissez le formulaire de déclaration d’établissement (cerfa n°14914*01). La validation administrative prend 4 à 8 semaines. Vous recevez un numéro d’établissement à conserver, qui figurera dans tous vos DIP.

Particularité atelier domestique

Si vous fabriquez dans votre cuisine ou un coin de salon, vous devez déclarer cette adresse. L’ANSM peut diligenter un contrôle (rare en pratique pour les petits volumes, mais possible). Critères minimaux attendus pour un atelier domestique :

  • Surface dédiée d’au moins 4 m²
  • Plan de travail nettoyable (inox, mélaminé, carrelage)
  • Point d’eau accessible
  • Stockage matières premières dans un local sec, fermé, hors portée enfants
  • Séparation des activités cuisine/cosmétique au minimum dans le temps (pas de saponification pendant que vous préparez le dîner)

Étape 2 — Le DIP, votre dossier produit

Le DIP est le document central de votre conformité. Pour chaque formule (chaque recette différente), vous devez constituer un dossier qui contient au minimum les sections suivantes.

Structure d’un DIP

SectionContenu attendu
A — Description du produitNom commercial, INCI, fonction, mode d’emploi
B — Évaluation de la sécuritéSignée par évaluateur agréé (voir étape 3)
C — Composition qualitative et quantitativeRecette précise (toutes les matières premières en %, fiches INCI fournisseurs)
D — Données physico-chimiquespH, viscosité, densité, microbiologie (test obligatoire)
E — Méthode de fabricationMode opératoire détaillé, BPF appliquées
F — Données toxicologiquesProfils toxicologiques des matières premières, dosage maximal autorisé
G — Effets indésirablesSystème de pharmacovigilance, modalités de signalement
H — Documents prouvant l’effet revendiquéSi vous mentionnez un effet (hydratant, apaisant), il faut un justificatif

Conservation du DIP

Vous devez conserver le DIP au moins 10 ans après la dernière mise sur le marché du produit. Lors d’un contrôle ANSM, DGCCRF ou DDPP, vous devez pouvoir produire le DIP dans un délai de 72 heures, dans la langue de l’autorité française (français).

Format pratique

Le DIP n’est pas un document standardisé — chaque évaluateur a son template. Mais structure recommandée : un classeur physique par produit + version numérique sauvegardée sur cloud chiffré (Tresorit, Proton Drive). Compter 30 à 80 pages par DIP selon la complexité de la formule.

Étape 3 — Évaluateur de la sécurité

L’évaluation de la sécurité est l’étape la plus coûteuse mais la plus importante. Elle ne peut être réalisée que par une personne titulaire d’un diplôme reconnu par le Règlement 1223/2009 article 10 :

  • Médecin
  • Pharmacien
  • Docteur en toxicologie
  • Diplôme universitaire en cosmétologie reconnu (Master, DESS, Doctorat)

Comment trouver un évaluateur

Trois pistes principales :

  1. Cosmed (syndicat professionnel) tient un annuaire d’évaluateurs membres
  2. Recherche directe sur LinkedIn avec les mots-clés “évaluateur sécurité cosmétique”
  3. Universités proposant des Master en cosmétologie — leurs anciens étudiants exercent souvent en libéral

Coût d’une évaluation

Tarifs constatés au 1er mai 2026 :

Type de produitÉvaluation initialeÉvaluation par formule additionnelle
Savon simple (≤8 ingrédients)400 à 700 €250 à 400 €
Savon avec HE ou actifs (9 ingrédients et plus)600 à 1 200 €350 à 600 €
Savon enrichi (vitamines, peptides)1 000 à 2 500 €500 à 1 000 €

L’évaluateur peut grouper plusieurs formules similaires (gamme) en un dossier consolidé moins cher au produit. Négocier ce point en amont.

Ce que vous fournissez à l’évaluateur

  • Recette précise au gramme près
  • Fiches INCI complètes de toutes les matières premières
  • Mode opératoire de fabrication
  • Tests microbiologiques (à faire en laboratoire externe, 80 à 150 € par formule)
  • Résultats stabilité (test à 40 °C pendant 3 mois minimum, équivalent à 2 ans à 20 °C)

L’évaluateur peut refuser une formule si la justification n’est pas suffisante (par exemple : huile essentielle à dose toxique, conservateur incorrect, allergène majeur sans précaution). Un refus n’est pas un drame — il vous signale ce qu’il faut corriger.

Étape 4 — Notification CPNP

Le CPNP (Cosmetic Products Notification Portal) est la base de données européenne unique où tout produit cosmétique mis sur le marché doit être notifié avant sa première vente. Géré par la Commission européenne, gratuit.

Quand notifier

Avant la mise sur le marché — pas après la première vente. Une vente sans notification CPNP est passible d’une amende administrative (jusqu’à 7 500 € par produit en 2026).

Données à fournir

  • Identité de la personne responsable (vous + numéro établissement ANSM)
  • Catégorie du produit (savon = catégorie “Skin cleansing”)
  • Formule (vous saisissez les INCI, pas les dosages)
  • Présence d’allergènes (26 allergènes à déclarer si HE)
  • Lien vers fiche d’urgence (CIQ — Centre d’Information sur les Intoxications) pour le médecin traitant en cas d’incident

Procédure pratique

Création de compte CPNP via votre numéro ANSM. Une fois connecté, formulaire à remplir en ligne en anglais ou français. Un numéro de notification (CPNP-XXXX) vous est attribué — à conserver, il prouve la conformité.

Étape 5 — Étiquetage conforme

L’étiquette du savon doit comporter dix mentions obligatoires dans un format lisible (taille minimum recommandée : 1,5 mm pour les caractères). Le défaut d’étiquetage est l’erreur la plus commune en contrôle DGCCRF.

Les dix mentions obligatoires

MentionFormatLocalisation
Nom commercialTexte libreRecto
FonctionMot-clé (“savon”, “savonnette”)Recto si nom ambigu
Contenance nominaleMasse en grammesRecto, lisible
Numéro de lotFormat libre, traçableVerso, gravé idéalement
DLU ou PAOFormat date ou symboleRecto ou verso
Personne responsableNom + adresse complète FRVerso
Liste INCI complèteAnglais latin, ordre décroissantVerso
Précautions d’emploiTexte libre, en françaisVerso
Code allergènes26 allergènes si dépassésVerso, dans INCI
Pays d’origineSi fabriqué hors UEVerso si applicable

DLU vs PAO

  • DLU (Date Limite d’Utilisation) : si moins de 30 mois, format JJ/MM/AAAA avec mention “à utiliser avant”.
  • PAO (Period After Opening) : si ≥30 mois, symbole pot ouvert avec chiffre M (mois). Un savon SAF bien curé peut afficher 24M.

Comment écrire l’INCI

L’INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) est la nomenclature internationale en latin/anglais. Pour le savon, l’INCI ne liste pas les huiles d’origine mais les sels d’acides gras résultant de la saponification.

Exemple pour le Marseille traditionnel (olive 72 %, coco 20 %, tournesol 8 %) :

Sodium Olivate, Sodium Cocoate, Sodium Sunflowerseedate,
Aqua, Glycerin, Olea Europaea Fruit Oil

Le sodium glycerinate (= glycérine produite par la saponification) et l’huile non saponifiée résiduelle (= surgras) figurent à la fin.

Pour générer un INCI fiable : utiliser COSMOS Standard ou l’outil INCI Beauty payant. Faire valider par l’évaluateur de la sécurité.

Statut juridique, fiscalité et assurance

Vendre un savon, même petit volume, c’est exercer une activité commerciale. Trois choix de statut courants pour débuter.

Comparatif des trois statuts les plus utilisés

StatutPour quiPlafond CACharges socialesComptabilité
Micro-entrepriseDébutant, volume jusqu’à 77 700 €/an77 700 € (2026)22,8 % du CAAllégée (livre des recettes)
EURL/SARLVolume moyen, associés possiblesPas de plafond45-50 %Standard (bilan, comptes annuels)
SAS/SASUPlus de souplesse fiscalePas de plafondVariableStandard

Pour démarrer : micro-entreprise (auto-entrepreneur) dans 90 % des cas. Migration vers EURL/SAS quand CA dépasse 50 000 € ou que vous embauchez.

Assurance RC pro

Obligatoire en pratique (même si pas légalement obligatoire pour la micro-entreprise selon stricto sensu). Une vente cosmétique = un risque sanitaire potentiel = responsabilité civile produit engagée en cas de réaction allergique ou d’incident.

Tarifs constatés pour une savonnerie artisanale :

  • Volume moins de 5 000 € de CA : 250 à 400 €/an
  • Volume 5 000 à 50 000 € : 400 à 800 €/an
  • Volume plus de 50 000 € : sur devis, 1 000 à 3 000 €/an

Trois assureurs spécialisés cosmétique : Hiscox, Cosmétiques Pro (courtier), Allianz Pro.

Régime TVA

Micro-entreprise : franchise en base de TVA jusqu’à 36 800 €/an de CA. Au-delà, TVA 20 % obligatoire (le cosmétique n’est pas en TVA réduite contrairement aux produits alimentaires).

EURL/SAS : TVA dès le 1er euro sauf option franchise (rarement avantageuse car vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats).

Combien ça coûte vraiment (et combien on gagne)

Demande typique : “Combien je peux espérer gagner en vendant des savons artisanaux ?”. Réponse honnête : ça dépend du volume et du canal de vente.

Coûts d’investissement initial (vente occasionnelle)

PosteCoût basCoût haut
Matériel atelier (balance, moules, thermomètre, EPI)200 €600 €
Stock initial matières premières (10 kg huiles + NaOH)150 €400 €
Évaluation DIP première formule400 €700 €
Tests micro + stabilité par labo80 €250 €
Étiquettes + emballages 200 unités80 €200 €
Assurance RC pro 1 an250 €400 €
Frais création micro-entreprise0 €100 €
Site web minimal (1 an)100 €400 €
TOTAL1 260 €3 050 €

Coûts récurrents (vente occasionnelle, 500 unités/an)

PosteCoût annuel
Matières premières (huiles, NaOH, parfums)800 à 1 500 €
Étiquettes et emballages200 à 400 €
Assurance RC pro300 à 500 €
Évaluation DIP nouvelles formules (3/an)750 à 1 200 €
Tests micro nouvelles formules240 à 450 €
Site web et marketing200 à 800 €
TOTAL2 490 à 4 850 €

Recettes typiques

  • Prix de vente moyen savon SAF artisanal : 6 à 12 € la barre de 100 g
  • 500 savons à 8 € = 4 000 € de CA
  • Marge nette après charges et investissement initial amorti sur 3 ans : 30 à 45 % du CA
  • Soit 1 200 à 1 800 € de bénéfice annuel sur 500 unités

C’est un complément de revenus, pas une activité principale en deçà de 3 000 à 5 000 unités vendues par an.

Échelle de viabilité

  • Hobby : moins de 200 unités/an. Vous ne gagnez pas votre vie, vous payez votre matériel.
  • Complément : 500 à 2 000 unités/an. Ça paie les factures EDF.
  • Mi-temps : 2 000 à 5 000 unités/an. Salaire de 800 à 1 500 €/mois.
  • Temps plein : 5 000 à 20 000 unités/an. SMIC à salaire confortable selon canal de vente.

Au-delà, on parle de petite PME avec atelier dédié, salarié(s), et investissement en machine semi-automatique.

Les six erreurs qui font tomber

Voici les six erreurs les plus fréquentes qui transforment une activité artisanale en gros problème administratif.

Erreur 1 — Vendre sans DIP “parce que c’est juste pour des amis”

Aucune exemption pour ventes confidentielles. Dès la première transaction monétaire ou en nature (échange), le cadre s’applique. Risque : amende administrative et obligation de retrait du marché.

Erreur 2 — Copier-coller un DIP trouvé sur internet

Un DIP est spécifique à votre formule, votre fabrication, votre étiquetage. Un DIP copié n’est pas signé par votre évaluateur et n’a aucune valeur juridique. Risque : invalidation lors d’un contrôle, amende, retrait produit.

Erreur 3 — Faire évaluer une seule formule et vendre une dizaine de variantes

Chaque formule différente = un DIP. Si vous changez 5 % d’huile, vous changez de formule. Si vous ajoutez une HE, vous changez de formule. Risque : ventes non couvertes, amende par variante.

Erreur 4 — Étiquetage incomplet ou erroné

L’INCI mal rédigé est la cause n°1 de retrait en contrôle. Notamment : utiliser “huile d’olive” au lieu de “Olea Europaea Fruit Oil”, oublier les allergènes des HE, oublier la mention “personne responsable”.

Erreur 5 — Pas d’assurance RC pro

En cas de réaction allergique d’un client, vous êtes personnellement responsable des dommages. Sans assurance, vous payez sur votre patrimoine personnel (sauf SAS qui protège). Une réaction allergique sévère peut coûter 10 000 à 50 000 € en dédommagement.

Erreur 6 — Vente en ligne sans mention obligatoire RGPD + droit de rétractation

Une boutique en ligne déclenche des obligations supplémentaires : mentions légales conformes, politique de confidentialité RGPD, conditions générales de vente, droit de rétractation 14 jours (sauf produit cosmétique scellé descellé par l’acheteur — exception applicable). Vendre sans ces mentions vous expose à des amendes CNIL et à des refus de paiement bancaire.

Pour aller plus loin sur Kafee

  • Statuts et fiscalité savonnier : article dédié vente et réglementation savon
  • Étiquetage INCI savon de Marseille : guide pratique avec exemples
  • Sécurité atelier : guide complet soude caustique et EPI
  • Cadre cosmétique européen : article réglementation 1223/2009 expliquée

Bonne mise en conformité. Et n’oubliez jamais : un seul savon vendu = obligations complètes à respecter.

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